mercredi 26 novembre 2014

Test à venir : casque de vélo Casco Speedster


Oui, je sais, je n'ai rien publié depuis longtemps mais j'ai tout un tas d'excuses en stock pour expliquer ce silence. La meilleure excuse étant que je m’entraînais si souvent et si intensément que je n'avais plus d'énergie pour le reste (on ne rigole pas au fond de la salle).

Le prochain équipement en test sera donc le casque de vélo Casco Speedster avec sa visière intégrée. Il va bientôt remplacer mon actuel casque de VTT modèle champignon radioactif acheté à la fin de l'ancien millénaire.

Une photo commerciale pour vous donner l'eau à la bouche en attendant de recevoir le mien :


lundi 8 septembre 2014

Récit du triathlon S de Joué les Tours du 7 septembre 2014


Ce dimanche 7 septembre 2014 se tenait le 25ème triathlon de Joué Les Tours.
D'humeur aventureuse, j'avais décidé de franchir le périphérique, mon vélo sur le toit de la voiture et mon courage en bandoulière, et de découvrir cet endroit étrange qu'on appelle la province (on fait le 16 pour appeler la province, c'est bien ça ?).

La course S, destinée aux non-licenciés, est sans surprise : 750 m de natation, 18 km de vélo, 5 km de course à pied.

Le cadre 

La natation se déroule dans le lac des bretonnières, un lac bien sympathique à 23,5°C dans lequel on entre par une petite plage. Pas de courant, un fond agréable pour les plantes de pied, une eau qui ne sent pas mauvais mais d'une turbidité étonnante : toute verte, impossible de voir ses propres bras sous l'eau. Quant aux pieds de concurrents qui nous précèdent, on les aperçoit quand ils se sont déjà incrustés profondément dans notre boite crânienne.

La partie vélo consiste en une boucle (fermée à la circulation) à faire 3 fois pourvue d'une côte de 350 m à 12 % et de parties bien techniques en descente.

La partie course à pied étant quant à elle composée de deux tours du lac, sur un parcours pas tout à fait plat non plus, sans grosses côtes pour autant.

























Le temps

Avec tous ces satellites qui nous détraquent le temps on ne sait plus comment s'habiller ma bonne dame : grand soleil et chaleur sur la course. Une heure avant le début de la course je cherchais déjà l'ombre et la déshydratation me gratifiait d'un léger mal de tête.

La course

Lecteur(rice) assidu(e) de mon blog, tu auras noté que la natation n'était pas à proprement parler ma spécialité. Et pourtant, ma préparation estivale en eau libre me rendait confiant pour l'épreuve.
Au coup de pistolet, je commençais donc un crawl assez bien maîtrisé. Mais rapidement, la présence de concurrents partout autour de moi et la (fameuse) turbidité de l'eau détraquaient la belle mécanique et après le passage de la première bouée (soit environ 100 m), j'étais déjà à bout de souffle, un peu stressé et obligé de passer en brasse. Mais une vraie brasse avec une coulée sous-marine, pas la brasse façon requin obtus de mon premier tri.
Avantage : pas de trajet en plus, on reste parfaitement dans l'axe de la bouée. Inconvénient : ça use les jambes et ça avance quand même bien moins vite.
Je sors malgré tout de l'eau dans un temps correct (étant donné le contexte) en 16 minutes et quelques mais déjà bien fatigué et avec un beau point de côté. Du coup la transition se fait lentement, très lentement. Je me souviens même m'être arrêté quelques secondes, la combinaison de natation aux chevilles, en me demandant ce que je devais faire après. Lucidité quand tu nous lâches...

Je finis quand même par enfourcher mon vélo et je me lance à corps perdu, persuadé que c'est sur le vélo que les écarts se font et que je pourrai toujours trouver des ressources cachées pour la partie course à pied, ma spécialité.
Très rapidement, je me retrouve dans la fameuse côte de l'épan : 350 m à 12 % de moyenne semble-t-il. Et là, je comprends l'utilité du développement 34-30. Sans lui j'aurais tout simplement achevé mes jambes sur cette côte à faire trois fois en tout. Parce que sur le papier 350 m ne paraissent pas la mer à boire mais dans la réalité, c'est déjà trop long pour la passer en force (pour moi en tout cas).
Le reste du parcours est composé de descentes assez fortes ou de faux-plats, toujours techniques, sur des routes assez peu larges. Le temps passé sur le prolongateur n'a pas dû excéder 15 à 20 % du temps total.
Malgré mon gabarit de grimpeur, je me faisais sans arrêt doubler dans la montée et je rattrapais pas mal de monde dans les faux-plats. Etrange, dans les montées je dois travailler à une intensité qui ne me convient pas physiologiquement parlant.

Fin du vélo et transition pour la course à pied. Toujours en manque de lucidité, j'oublie de laisser les chaussures sur les pédales automatiques de mon vélo et je descends avec. Je dois donc les enlever avant de mettre mes runnings. Et au moment d'enfiler la chaussure droite : une invitée surprise : la crampe du mollet droit. Je m'étire et je me maudis d'avoir si peu bu. Je me demande comment je vais réussir à courir : 1) sans chaussures, 2) avec un mollet en bois.
Mais les étirements fonctionnent et je pars avec mes chaussures aux pieds. La crampe ne se fera plus sentir pendant la course à pied.
Les points de côté et l'épuisement général, si.
Souffrir le martyre sur une épreuve de 5 km à une vitesse proche de celle que l'on tient habituellement sur la totalité d'un marathon a quelque chose de surréaliste et de vaguement désespérant. J'avais beau gesticuler et faire appel à la force (côté obscur compris), je me suis traîné pendant toute l'épreuve un chapelet de points de côtés qui squattaient la totalité de mon ventre. J'ai pensé à m'arrêter quelques fois mais une espèce de vague reste de fierté m'en a empêché. J'ai fini sur les rotules, sans jamais avoir la possibilité d'accélérer, avec une moyenne de 4'44'' au km.

Morale de l'histoire

Et oui, le triathlon est bien une discipline à part qui ne se résume pas à la somme des disciplines qui le composent. J'en ai fait l'amère expérience en ce funeste (mais ensoleillé) 7 septembre.
Avec le recul, ma préparation estivale n'a été ni suffisamment intense ni suffisamment adaptée pour prendre du plaisir à participer à cette compétition.
Le travail d’enchaînement des disciplines à l'entrainement m'apparaît désormais incontournable.
Mais pour l'heure je vais m'octroyer une petite semaine de repos pour retrouver un peu l'envie de me faire mal à l'entrainement après ce demi-échec.


jeudi 4 septembre 2014

Rendez-vous au triathlon sprint de Joué les Tours ce dimanche 7 septembre


Et sur ce blog pour le récit complet de la course !

Test de la combinaison Zone 3 Vision


Test de la combinaison Zone 3 Vision :

Chose promise, chose due, voici le test complet de la combinaison Zone 3 Vision.
Conditions du test : Une eau transparente, délicatement salée et à la température idyllique de 23°C.

L'enfilage

Tout d'abord, une petite mise à jour sur l'enfilage. A Paris, j'avais éprouvé quelques difficultés, que j'avais nommées "habituelles pour ce type de combinaisons" au moment de l'enfilage. Je reviens en partie sur ces propos car si la Zone 3 Vision ne s'enfile pas aussi aisément qu'un vieux survet' gris chiné d'intérieur au saut du lit, elle n'en demeure pas moins relativement rapide à mettre. Un peu de talc et tout se passe très bien (pas besoin de sachets plastiques ou de tablettes de beurre à s'appliquer sur la peau, sauf si bien évidemment cela vous apporte une satisfaction quelconque par ailleurs).

Une fois enfilée, la Zone 3 Vision est parfaitement ajustée, pas de bâillements intempestifs ni de zones de compression insoutenables.
Seule une légère pression sur les épaules se fait ressentir. Cette légère sensation disparaît rapidement et est quasiment imperceptible en nageant.

Et pour nager ?

Pour un frileux pathologique comme moi, une combinaison comme la zone 3 Vision est idéale. Pas de frissons en entrant dans l'eau, à peine un léger "Brrrr" au moment de faire rentrer un peu d'eau dans le col (étape importante à ne pas négliger qui permet à la combinaison de s'ajuster parfaitement et lui évite de vous étouffer comme le ferait une belle-mère envahissante <-- pléonasme).
Pour ce qui est de la régulation thermique, aucun souci donc.

La flottaison quant à elle est tout simplement excellente : les jambes restent haut perchées grâce au large panneau de néoprène de 5 mm qui commence sur le ventre et descend sur les cuisses. Finie la corvée du traînage de chalut ! La différence avec / sans combinaison est flagrante : avec : pas besoin de battre des jambes, sans : obligation de battre des jambes pour qu'elles ne coulent pas.
Expérience empirique certes mais tout à fait éclairante.

Parallèlement, la combinaison reste vraiment souple au niveau des épaules (panneau de 2 mm) et offre une résistance assez peu importance à l'action motrice des bras. Concrètement, les épaules se fatiguent à peine plus que si elles n'étaient pas entravées dans leur carcan de néoprène.

Pour nager, cette combinaison Zone 3 Vision est donc une véritable réussite. Dotée d'une très bonne flottaison, elle est souple et tient bien au chaud.

Et dans le cadre d'un triathlon ?

Ah, qu'il serait agréable de sauter sur son vélo puis de courir, tout de néoprène vêtu... Hélas, trois fois hélas, si dans l'eau le néoprène est notre ami, il se révèle particulièrement fourbe dans la vie terrestre.
Qui peut imaginer faire du vélo et courir avec un sauna portatif ?
La transition natation - vélo est assurément la plus longue et la plus éprouvante : sortir d'une eau saumâtre, le bas du corps privé depuis 15 minutes (ou plus) de tout apport sanguin, haletant comme un veau, il faut encore enlever cette combinaison qu'il nous a fallu 5 minutes à enfiler.
Et là, vraiment, la Zone 3 Vision est extraordinaire : avec un peu d'entrainement, elle s'enlève en 20 secondes à peine. Elle glisse parfaitement le long du corps et se laisse enlever avec docilité, comme heureuse de nous faire gagner de précieuses secondes que notre organisme fourbu n'aurait pas su grappiller autrement. Une vraie réussite.

En résumé
Foncez. Mais ne vous trompez pas de taille, hein...


mercredi 6 août 2014

Test à venir : combinaison Zone 3 Vision


Les combinaisons Zone 3 semblent avoir enthousiasmé la presse spécialisée dans le triathlon. Excellentes performances, rapport qualité prix imbattable, chance aux jeux et en amour, les compliments pleuvent sur la production de cette entreprise britannique.

Pour compléter ma panoplie de combinaisons par un modèle pourvu de manches, je me suis donc tourné vers la combinaison Zone 3 Vision, délaissant la pourtant incontournable Aspire pour des raisons d'oursins dans la porte-feuilles.

L'essai en mer ne se fera qu'à partir du 12, mais je peux dores et déjà vous donner mes impressions sur... roulements de tambours... l'enfilage de la combinaison !
Eléments crucial pour qui a déjà sué sang et eau pour enfiler ces scaphandres caoutchouteux.
Si vous êtes un(e) lecteur(rice) assidu(e) de ce blog, vous vous souvenez probablement de la facilité que j'avais rencontrée à enfiler la Speedo Thin Comp. Là, c'est à peu près pareil mais du côté obscur de la force.
Et oui, les panneaux de néoprène de 5 mm ça vous rigidifie une combi. L'enfilage est plus fastidieux. Pas impossible, largement pas rédhibitoire, mais plus délicat que pour une combinaison de 2 mm.

Reste à me mettre à l'eau pour tester ses réactions en eaux libres, à partir du 12 août donc.

A suivre.

mercredi 30 juillet 2014

Influence du port de la combinaison sur la performance en natation


Je me suis souvent posé la question de l'influence du port d'une combinaison en termes de flottabilité et de performances pures dans une épreuve de triathlon.
Empiriquement, je m'étais aperçu de trois choses :
- j'ai moins froid avec une combinaison : pas besoin d'être très malin pour comprendre que par conséquent j'utilise moins d'énergie à conserver mon corps à la bonne température ;
- mes jambes flottent mieux avec une combinaison : c'est flagrant, dans un milieu identique (la mer) en maillot de bain je dois battre des jambes pour que mon arrière-train ne s'enfonce pas, avec une combinaison, non ;
- l'eau glisse mieux sur ma combinaison que sur mon maillot de bain de plage (utilisable en parachute en cas de nécessité).

Mais tout cela est empirique et sujet à discussion, c'est pourquoi je vous recommande très vivement la lecture de cet article, très bien documenté :

http://www.lommele.com/seconde/cours2/natation.pdf

L'article ne s'intéresse qu'à la partie natation, il serait intéressant dès lors d'étudier les écarts de temps globaux sur plusieurs distances de triathlon en fonction du port ou non d'une combinaison, écarts qui prendraient en compte le temps perdu à T1 pour enlever la combinaison.
Je n'ai pas trouvé d'articles suffisamment bien documentés sur le sujet pour l'instant mais je suis preneur de toute référence pertinente.

Nouvelle rubrique ; J'aime / J'aime pas. Aujourd'hui la Suunto Ambit 2 Sapphire


Je tire mon chapeau à ces testeurs amateurs du web, ces passionnés qui réalisent des tests ultra-complets de 5 ou 6 pages avec captures d'écrans, descriptions détaillées de la moindre fonctionnalité et qui vont parfois jusqu'à filmer longuement le déballage des articles qu'ils présentent.

De mon côté, je n'ai pas la patience de me lancer dans pareilles aventures, aussi j'ai décidé de créer une nouvelle rubrique, la désormais fameuse rubrique "J'aime / J'aime pas". Il s'agit de résumer en quelques mots de faire des focus sur les points positifs et négatifs qui me semblent essentiels dans un produit, sans pour autant en faire un test complet.

J'aime / J'aime pas : La montre Suunto Ambit Sapphire 2





J'aime :

- Son étanchéité à 100 m ;
- la rapidité pour trouver les satellites (entre 1 et 30 secondes tout au plus, en moyenne quelques secondes à peine) ;
- le fait que je peux la porter tout le temps, même au boulot ;
- son écran minéral (pas de rayures à déplorer pour l'instant) ;
- sa superbe autonomie : je n'ai jamais eu la patience de la vider entièrement, trop long !
- ses nombreux modes : course, natation en piscine, natation en eaux libres, triathlon, etc. Le monde natation en eaux libres est particulièrement intéressant ;
- sa vraie connectivité ANT + (vérifiée avec un cardio Géonaute ANT+ et un footpod Garmin ANT+) ;
- la fonction Fusedspeed : arrêtons-nous quelques instants sur cette fonction. Jusqu'à maintenant, je ne jurais que par l'utilisation du footpod pour courir. Lui seul était capable, conjugué à ma Garmin forerunner 610, de me donner une vitesse instantanée fiable. En GPS seul, ladite Garmin me faisait passer (à vitesse réelle pourtant constante) de 10 à 12 km/h d'un moment à l'autre. Même si ces fluctuations étaient parfois flatteuses (je me suis surpris à courir à 21 km/h sans même être essoufflé), elles n'en rendaient pas moins l'utilisation du gps pour la vitesse instantanée totalement impossible.
Le footpod, après calibrage sur piste, donne une idée très précise et surtout ultra-réactive, de la vitesse instantanée. Une accélération brutale est prise en compte en quelques secondes à peine, quasiment en temps réel.
Seulement voilà, le footpod doit être calibré différemment pour chaque paire de chaussures et j'ai même remarqué qu'il n'avait la meilleure précision qu'à la vitesse à laquelle il avait été calibré sur stade. Au-dessus ou en dessous de cette vitesse, des imprécisions apparaissent (de l'ordre de 1 à 3 %).
La technologie Fusedspeed, qui je le rappelle combine les données du GPS avec celles de l'accéléromètre placé dans la montre, est censée lisser le signal GPS et donner des mesures de vitesses instantanées plus fiables qu'un GPS seul.
D'abord très circonspect, j'ai finalement été conquis par son utilisation. A vitesse réelle constante, la vitesse instantanée donnée par Fusedspeed ne varie quasiment pas.


Pour cet exercice, après une dizaine de minutes d'échauffement, il s'agissait de faire 4 répétitions à environ 4 minutes au km, entrecoupées de 2 minutes de récupération (quasi active, peut-être un léger arrêt de quelques secondes à chaque fois pour vomir tripes et boyaux).
Les tracés sont vraiment constants, sans pics ni creux (sauf les trois arrêts).
En revanche, au début de chaque répétition, la vitesse instantanée mettait 10 à 15 secondes pour passer de ma vitesse footing à ma vitesse 10 km.
Par conséquent, l'utilisation de Fusedspeed est tout à fait suffisante et même très satisfaisante pour des sorties au seuil ou même pour des courses pendant lesquelles la vitesse ne varie pas constamment dans des proportions importantes. Dans ces conditions, la vitesse instantanée lue sur la montre est très précise.
En revanche, s'il s'agit de faire du 30/30 ou des séries inférieures à 400 m sur stade, oubliez tout de suite. La réactivité n'est pas assez bonne pour prendre en compte ces changements d'allures brutaux.

J'aime pas :

- l'absence de fonctionnalités pourtant basiques dans ce genre de montres : programmer des fractionnés, des alertes pour ne pas dépasser tel ou tel seuil de vitesse, de fréquence cardiaque, etc. est absolument impossible sur la Suunto Ambit 2. Totalement impossible, pas tout à fait quand même. Suunto met à la disposition des gentils consommateurs que nous sommes un magasin d'applications gratuites créées par d'autres utilisateurs de cette montre. L'intention peut paraître louable mais le résultat pratique est que l'on se retrouve avec un fouillis d'applications, pour la plupart boguées (oui, j'utilise le terme français de "boguées"), dans lequel il est difficile de trouver son bonheur.
Bien sûr il est toujours possible de programmer soi-même une application (et pourquoi pas de la partager ensuite) mais me remettre à 36 ans dans les affres de la programmation avec une petite fille qui m'escalade pour que je l'emmène jouer dehors n'est pas tout à fait ce qui me convient le mieux ;
- le mode natation en piscine : les données sont totalement fantaisistes.

Edit : On me rétorque que sur un tour de piste Fusedspeed est tout à fait appropriée. Bon, disons qu'entre 200 et 400 m ça se discute. Mais en-dessous de fractions de 200 m, la vitesse instantanée n'est pas exploitable selon moi.